Ainsi que je vous l'avait promis voici l'interview de la jeune auteure Aria Elun. Elle a été ravie de répondre aux questions afin de se dévoiler devant vous qu'il s'agisse de ses projets littéraires, ses inspirations en écrivant Heïmar,... Je vous laisse donc avec cette charmante jeune fille.
Thomas Riquet : Pourriez-vous dans un premier temps vous présenter à nos lecteurs ?
Aria Elun : Commençons par mon nom puisque c'est la question qu'on me pose souvent. Pourquoi Aria Elun ? D'abord, mon vrai prénom est Lauriane. Aria Elun est donc une anagramme de ce prénom que j'ai créé, par jeu, alors que j'étais au lycée. Depuis, c'est devenu mon pseudo officiel sur tous les textes que j'écrivais ainsi que sur les forums. Donc quand j'ai terminé Heïmar, j'ai trouvé légitime de signer sous ce pseudo qui, en plus de sonner plus fantastique, me permet de vivre une double vie. Aria Elun est auteure alors que Lauriane est une étudiante de 18 ans. Après avoir passé un bac S option Sciences de l'Ingénieur, je suis entrée dans une école d'art multimédia (web design, animation 3D et game design) en alternance. Un cursus qui n'a rien de très littéraire si ce n'est qu'à présent, je suis plongée dans le monde de la création et du cinéma.
T.R. : D'où vous est venue cette passion de l'écriture ?
A.E. : Elle a commencé très jeune. Je savais à peine écrire
que je contais déjà : j'avais pour habitude de rassembler amis et
cousins pour leur raconter des histoires. J'ai commencé à écrire de
longues histoires dès le collège. Des récits plutôt naïfs sur des amours
de cours de récréations et des rêves d'enfants. Malheureusement, je me
suis débarrassée de ces textes alors que maintenant, ça m'aurait plu de
les relire. Je ne saurai que trop conseiller aux jeunes auteurs de garder
tous leurs écrits. Ma passion d'écrire vient vraiment de ma passion de
raconter des histoires, et de mon intérêt pour la lecture.
J'ai commencé à écrire Heïmar alors que j'étais en classe de troisième.
Puis je l'ai arrêté un long moment avant de le reprendre doucement, de
le réécrire avec un peu plus de maturité et peut être aussi plus fortes
des lectures que j'avais emmagasinées en moi. Je l'ai finalement terminé,
encore bien corrigé et envoyé aux éditions de l'Ours Blanc en fin de
première. J'avais découvert leur collection Ourson, une collection pour
les jeunes auteurs qui écrivent pour les jeunes.
T.R. : Quelles ont été vos inspirations lors de l'écriture ? Personnellement je pense en avoir reconnues quelques-unes mais j'ignore si je me trompe...
A.E. : On ne peut pas parler d'Heïmar sans évoquer Harry
Potter. L'idée d'une école pour apprendre à maîtriser ses pouvoirs n'est
certes pas nouvelle. Mais le cadre d'une école me plait bien, puisque
c'est aussi mon univers. Cependant, j'ai aussi été inspirée par les
sagas de Pierre Bottero (Ewilan, L'Autre), peut être aussi d'Erik
L'homme (Le livre des Etoiles) et par les bandes dessinées d'Arleston
(Lansfeust, Les Forêts d'Opale) qui pour moi, révèlent une imagination
plus que débordante.
J'ai envie ici d'ajouter que j'ai beaucoup, énormément même, d'écrivains
et d'artistes à découvrir et peut être aussi à prendre conscience
justement de ceux qui consciemment ou inconsciemment m'influencent.
T.R. : Y aura-t-il une suite à ce roman ? Avez-vous d'autres projets d'écriture en cours ?
A.E. : Le roman peut se suffire à lui-même mais c'est
vrai qu'en l'écrivant, j'avais déjà l'intention d'écrire une suite.
Et j'ai eu beaucoup de retours de lecteurs qui la veulent. J'essaie
de trouver assez de temps sans délaisser mes études en alternance et
ma vie sociale pour avancer dans la construction du deuxième tome.
Je n'ai encore pas tout décidé et je me base aussi sur les avis de
ceux qui ont lu le premier. C'est pourquoi j'invite (si je peux me
permettre) tous les lecteurs du premier opus à me faire part de
leur commentaire sur le site www.ariaelun.com.
Quant aux autres projets, j'en ai aussi. Des histoires fantastiques
mais également des récits plus réalistes. Cependant j'essaie de ne
pas me plonger dedans pour garder mon attention fixée sur la suite d'Heïmar.
T.R. : Comment a été reçu le livre auprès de votre entourage, des journalistes, des lecteurs inconnus ?
A.E. : Ma famille a été très fière lors de la parution.
Beaucoup de gens autour de moi ont acheté le livre au départ simplement
par sympathie, pour me soutenir et m'aider à réaliser ce projet, et puis
m'ont avouée être impressionnés ! Ils le recommandent et l'offrent !
Certains de mes amis ne savent toujours pas que j'ai écrit un livre
(c'est aussi l'effet pseudonyme) mais les autres me soutiennent.
Les journalistes ont peu connaissance de ce livre noyé dans la masse
des publications. Mais je dois dire que certains ont réagi positivement.
J'ai eu la chance de faire une interview sur radio Enghien dans
l'émission « les mots, des livres » et prochainement sur Fréquence
Paris Pluriel.
Je commence à m'habituer à vendre mon livre à des lecteurs inconnus.
La première fois c'était le 22 novembre dernier, le lendemain de la
réception du livre au salon de Groslay. Là j'ai réalisé que l'aventure
commençait, ou plutôt continuait pour de bon ! Je crois que ces
inconnus sont d'abord étonnés par mon âge. C'est quand ces derniers
portent un intérêt à mon livre que je suis fière de l'avoir écrit,
et au risque de me répéter, je suis très sensible à leurs retours.
J'aimerais aussi que mon livre soit dans de plus nombreuses librairies
et dans plus de bibliothèques. Mais ça viendra peut être grâce au bouche à oreille.
T.R. : Le milieu de la Fantasy s'ouvre de plus en plus aux auteures. Pensez-vous que la manière d'écrire de celles-ci a un impact réel par rapport à l'imagination masculine ou bien est-ce une simple évolution du lectorat ?
A.E. : Un peu des deux. Aujourd'hui, peut être grâce au fait que les femmes sont plus nombreuses à écrire de la fantasy, on ne rencontre plus vraiment de livres fantastiques spécifiques aux garçons ou aux filles. Les lecteurs se mélangent de plus en plus quel que soit l'auteur. Ce serait trop cliché de dire que les écrivains masculins ont tendance à privilégier les combats et les créatures fantastiques tandis que les femmes (dont moi-même) développent plus les relations humaines et la sensibilité non sans omettre le côté fantastique de l'histoire.
T.R. : Merci beaucoup Aria Elun d'avoir accepté de répondre à ces quelques questions. Avez-vous un message à faire passer aux lecteurs de ce blog ?
A.E. : Merci à vous de l'intérêt que vous avez porté à mon livre et de la visibilité qu'il peut avoir grâce à vous.
le 27 février 2009
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